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Le CR du Papy - Page 4

 ** La Renaissance **

En y repensant, ce sandwich au saucisson fut divin, même si celui ci avait pris un coup de froid dans le sac de Babar.

L'Pokémon nous rappelle à l'ordre, il y a une place dans le Top 10 à aller chercher ! Et nous repartons. J'ai juste le temps de piquer 3 nouvelles rondelles à Babar que j'entasse dans mon dernier bout de pain et cahin cahan, nous repartons.

Je résumerais ce passage sans histoire ou nous rallions par le raccourci, la remontée vers le nord du parcours.

Il avait été donc décidé, unilatéralement par le Pitaine et le Pokémon, de m'envoyer au casse pipe pour tenter de récupérer quelques balises valorisantes au sud de notre parcours.

Le Pokémon m'indique sur la carte la balise 20, le "le Bois de Bournaville": Nord de la haie situé à l'angle Ouest de la parcelle. On observe un raider en train de jardiner joyeusement, et cela inquiète un peu notre orienteur. Je me saisis de la carte, du carton à poinçonner, j'ai déjà les descriptifs de balises et... Je crois que j'ai tout ? J'indique au Pokémon ou je les récupérerais, et il mène la troupe.

Je cours vers le coin de la parcelle que l'on visualise très bien, de là je cherche une haie imposante, je la contourne et je poinçonne rapidement. J'ai couru tellement vite et je suis tellement dans ma carte près à sauter sur la balise suivante, que je reste un peu abasourdi devant la question du jardineur fou que nous avions vu précédemment. J'ai peine à articuler pour lui confirmer que la balise qu'il recherche est bien au nord de la haie. Il a du se demander de quelle planète je débarquais. Mais nous retrouverons ce sympathique concurrent de la n°27, équipe lyonnaise sponsorisée par Multisporttraining ou opère Guy Hermelin.

Je repars en m'agitant car je tente de faire comprendre à l'équipe, à distance, que j'ai une autre balise à faire, avant de les rejoindre. Je plonge sur le bois de malnoue et j'y poinçonne la balise 23. Je rejoins l'équipe et lui enjoins de suivre le chemin au creux du vallon jusqu'à la balise 22 pendant que je grimperais sur la butte picorer la 21.

Malheureusement, je fais une erreur en grimpant et j'évalue mal la taille du bois poulain. Je vois plusieurs ruines de maisons et m'échine à trouver cette fameuse balise 21 pendu dessus. Je jardine et voyant encore l'heure tourner, je lâche le point, en fermant le poing rageur, je n'aurais pas
toutes les balises que l'on m'aura affectée. :-(( En redescendant rejoindre mes compagnons, je re-croise mon jardinier fou qui avait sympathisé avec notre équipe. Il me confirme que la 21 est bien à
sa place au coin du bois poulain. Je pique une colère, montre au Pokémon ou doit se trouver la balise suivante et remonte voir ou je me suis planté.

En haut tout redevient évident. La forme carrée du Bois Poulain m'apparaît clairement, je me maudis de m'être fourvoyé dans des bosquets périphérique, les pies joyeuses avaient pourtant noté exactement le point dans le bus ! Je redescends derechef vers mes compagnons qui ont trouvé la balise 22.

Nous faisons une petite pause salvatrice, le Pokémon récupère la carte et débat avec le Pitaine de la direction à suivre. Ils ne voyent pas que nous ne sommes pas redescendus sur la 23 comme le parcours idéal dessiné par le traceur Turoom sur la carte 100 000. Alors nous marchons au dessus d'une sablonnière, tentons des raccourcis, palabront beaucoup et surtout, avec le soleil dorénavant avec nous, admiront les chevreuils bondissants. La jalousie nous étreindra lorsqu'au même endroit, de foulées bondissantes, il n'y eu point dans l'équipe des "Amis du Zoo" ! :-)

Une famille complète nous coupe la route, le Pitaine réussit à en photographier deux. Mais c'est un peu avec le brouillard dans nos têtes que nous arrivons sur la D107. Trop au nord, par rapport au parcours idéal, je sens la tergiversation prendre l'esprit de l'équipe. J'indique un chemin ressemblant aux demandes de la Tortue sur la grande carte, mais l'indécision nous prend devant les traces de tracteur. Je décide de tester, demandant au reste de l'équipe d'attendre. Je sautille et trouve que je ne m'enfonce pas trop. J'avance encore quelques dizaines de mètres, mais j'ai un doute. Je me retourne pour annoncer que l'on va faire le détour par le village de Prasville, mais ils se sont engagés derrière moi. Inch Allah, les jeux sont fait, on verra jusqu'où on arrive.

Le passage de tracteur va bien jusqu'à une partie non cultivée, mais auparavant une partie fraîchement retournée apparaît. Malgré les traces de damage, cette partie là est bien gluante, et j'ai quelques soucis pour mes partenaires. J'avance quand même devant pour annoncer la sortie et leur donner un vent d'optimisme. Me voilà sur la D154, bien avancée :-( En effet la balise se trouve au pied d'un pylône au bord de l'ancienne voie de chemin de fer. Mais celle ci n'est souvent qu'une grosse haie non entretenue, les rails étant enlevées. Voyant ce type de broussaille, je m'engage vers le pylône suivant sans attendre mes compagnons. Sans carte, j'espère que je suis sur la bonne route. Je crois apercevoir le blanc d'une balise, je fonce et ne trouve "qu'une" magnifique fleur blanche (étonnant en plein hiver !). Je me trouve bien marri, car j'ai peur de faire faire un retour dévastateur à l'équipe pour retourner sur Prasville et reprendre la bonne direction. Je continue donc devant, à plus de 100m de mes équipiers, qui doivent me chercher par moment, jusqu'à ce que j'aperçois de nouveau un semblant de voie ferrée désaffectée. Je note que des traces de tracteurs nous permettent d'y aller presque... Un "no man's land" d'une dizaine de mètres avant la voie m'inquiète car c'est là que les tracteurs tournent. je me retourne, hèle mes camarades et me lance sur ces nouvelles traces.

Je continue d'espérer ne pas m'être trompé car sinon, le moral des troupes risque de flancher. je passe le bourbier aperçu sans trop de soucis, pousse les ronces et un soupir de soulagement, la voie est bien là. Je me retourne annoncer la bonne nouvelle, les sourires reviennent sur les visages. A vue de nez, sur la carte, par rapport au passage dans Prasville, nous avons économisé 1km.

Il reste à trouver cette fameuse balise 24. A chaque nouveau pylone, nous y croyons, je vais en éclaireur, mais je suis déçu à chaque fois. Lorsque nous l'apercevons vraiment, l'Pokémon cadre bien tous les détails de la carte et nous voilà repartis, Tortue et Pokémon d'accord sur le chemin à suivre.

Autant vous dire que le rythme de la caravane s'est nettement ralenti maintenant. Babar commence à se plaindre de ses tendons et maudit la platitude du paysage. Heureusement que le soleil lui donne à sourire par sa chaleur. La Libellule semble se réveiller et nous annonce que maintenant que son tuyau est dégelé, elle va pouvoir de nouveau prendre du caloreen et revenir dans la course. Elle aurait pu nous prévenir pour qu'on lui donne de notre approvisionnement. Sa position à "l'ouest" est donc la traduction d'un début de déshydratation ou d'hypoglycémie. La Tortue nous rassure sur son état et comme le rythme a baissé, elle semble moins souffrir. Le Pokémon est, quand à lui, de plus en plus fringant !

Comme nos amis "UltraFondus du Zoo" nous avons coché 2 emplacements pour la balise 25. 2 chemins semblaient correspondre à la description. Sur le premier, aucune balise, je prend les cartes et fonce vers le second chemin pendant que la troupe coupe vers la sablonnière et la balise 26.

Au croisement, il y a des fourrés et un batiment électrique. Mais je ne vois point de balise. Je commence à fulminer, car cela doit être une balise facile, mais rien à la croisée du chemin. Tant pis, je tourne derrière le bosquet pour un besoin personnel et tombe nez à nez avec la balise. La chance est encore avec nous. Je sens qu'on devrait l'avoir cette bonne place. J'estime que sur le retour les balises deviendront plus facile, alors j'espère un sans faute. Je reviens tout guilleret auprès de mes compagnons qui s'éparpillent un peu dans la Beauce boueuse. On se réunit au pied de la sablonière et c'est l'intant "je suis aveugle" avec le Pokémon.

Par un extraordinaire concours de circonstance, le soleil se reflète dans la balise. C'est magnifique mais n'ose croire tout de suite que c'est elle que l'on voit à plus d'1km. Je la cherche donc au coin du premier trou que l'on passe. Le Pokémon m'interpelle plusieurs fois en m'indiquant que la leur est la balise. J'ignore ce qu'il me dit jusqu'à ce qu'un début d'énervement semble poindre dans la voix du Mozart Galopant. "Ne me dit pas que tu ne l'as pas vu depuis tout à l'heure ?" Fulmine t il. :-) "Pas du tout, ou est elle ?" "Mais laaaaaaaaaaaaaaaaaaa..."

Arf, se rendant compte du sourire sur les visages de ses compagnons, le Pokémon éclata de rire aussi avec un tonitruant "tu es vraiment aveugle !!!". :-)

C'est après avoir fait cette balise que l'erreur qui nous coutera cher arriva. En comparant la carte avec les lieux naturels, notre orienteur se trompa sur le chemin emprunté. Après m'avoir montré le pont à atteindre, il me lança à la récupération de la balise 27. Malheureusement la concordance était mal faites. Je ne me suis pas rendu compte que les 100m d'écart sur la carte étaient en fait presque 1km. J'ai bien eu un doute à un moment, mais je n'ai pas regardé sur la carte, tellement nous étions persuadé du pointage. J'étais à un bon rythme.

Au fur et à mesure de l'avancement, je m'étonnais de vois la monumentalité du pont envisagé. en arrivant sur les lieux, je me suis rendu compte que c'était la voie de chemin de fer traditionnelle qui passait sous la voie du TGV. Je compare avec la carte et me rend compte de la bourde.

In petto je repars dans l'autre sens, ne désirant pas trop faire de publicité et me relance. Au bout de 200m j'aperçois Babar que ces messieurs, galamment, avait envoyé à ma recherche suite à la trouvaille de la balise qui était... Sur le chemin principal ! Je fais de grand geste et notre féminine comprend que... J'ai compris qu'ils ont compris que je n'avais rien compris en partant par là ! Elle fait aussi demi tour et je note que sa foulée est quand même rapide. Je crains pour elle dans quelques kms. En revenant sur la piste j'aperçois une équipe qui me demande d'ou je viens, je tente de leur faire comprendre que je me suis trompé. Je ne sais pas s'il m'ont cru.

Je marque la balise 27 sous le pont et continue ma remontée sur Babar puis sur l'équipe. Je note que plus nous avançons sur nos amis, moins Babar va vite. Ce fractionné ne lui a pas fait de bien et j'ai bien peur qu'elle n'ait consommé ses dernières forces dans cette bataille. Il faut savoir que notre vaillante féminine était encore forfait il y a quelques semaines. Elle a passé quelques mois, elle aussi, a se demander si elle allait pouvoir refaire du sport un jour. La voir, aujourd'hui, parmi nous aussi tonique que possible, est déjà une grande victoire. Habitué qu'elle soit toujours prête à faire l'effort lorsqu'il est demandé, l'Pokémon ne s'est sûrement pas rendu compte que Babar mettait dans cette chevauchée ses dernières forces. Espérons qu'il en restera encore pour finir ?

Les deux kilomètres que nous mettrons à rejoindre nos camarades seront très long. La lassitude commence à s'inscrire dans nos démarches. J'ai quand même le sentiment que notre récolte de balises devrait encore nous permettre d'intégrer le top 10. Mais il ne faudrait pas lambiner. Or, lorsque nous arrivons sur nos camarades, j'ai l'impression de voir 3 potes au comptoir de l'Angélus ! :-)

Ils tentent de relancer la machine, mais Babar réclame un peu de compassion à son égard et tout le monde marche. Nous voyons au loin la petite gare ou le PC8 est installé. C'est l'heure habituelle pour se mettre à table mais personne ne réclame à manger. Je prends un barre énergétique et je m'imagine que c'est un met fin de chez Boyer à Reims (19,5 au Gault et Millaut). Le temps passe et je tente de relancer la troupe. En approchant du PC8, nous faisons quelques petites foulées...

Nous pointons et nous concentrons sur la balise 28, la ou, comme l'avait dit Papy Turoom, tout se joue ou se perd. En effet, le "prix" de cette balise a été multiplié par 2 au dernier moment et de 28', elle passe à 56'. Il devient très important de l'avoir. "si vous avancez à 28/2,8 km/h sur un cap 28 vous la trouverez dans le talus à 28mn du PC8" Cela nous donne la balise à 4,7kms peu ou prou à partir du PC8.

Je demande au contrôleur si nous avons le droit de prendre le long de la voie de chemin de fer. Ils nous expliquent qu'ils pensent que cela doit être condamné et nous invitent à faire le tour. Je leur demande alors pourquoi leur voiture est sur la borne 6 du kilométrage de la voie ferrée ? Je n'obtiens qu'une moue amusée. Je théorise donc que nos amis de Turoom ayant pensé au 100m de plus du détour de la petite gare, la balise doit se trouver à 4,7-0,1=4,6kms. Forza les "Amis du Zoo", on y va...

Heu... On y va ? Alors doucement... :-)

Personne n'arrive à recourir, Babar a explosé littéralement et refuse autre chose que marcher. De plus, ses tendons, malmenés par les ornières des tracteurs, la martyrisent sur le goudron emprunté. Lorsque nous nous retrouvons le long de la voie, je m'aperçois que le chemin longeant celle ci est large et praticable. (ce n'est pas toujours le cas car j'ai souvent couru le long des voies de chemin de fer) Je vais tester puis fais signe à l'équipe de me rejoindre. La souplesse de l'amorti du chemin permet à Babar de relancer et nous voilà tous les 5 à courir ensemble pour l'une des dernières fois. Nous doublons nos amis Moissonneuses Batteuses qui commencent sérieusement à s'éparpiller et faisons quelques dizaines de mètres ainsi. Un rapide coup d'œil sur les panneaux kilométriques nous indique la balise 28 à 88kms de la Gare Montparnasse, un autre nous indique qu'il reste 4kms et... Que la ligne droite est longue. :-(((

Je marche avec tout le monde lorsque je sens une pointe à mon genou droit, puis à mon genou gauche. Mes tendons commencent aussi à s'inflammer, mais j'ai mal quand je marche et non quand je cours. J'ai un gros dilemme, car si je cours, je lache le groupe. La Tortue, Babar et la Libellule forment un groupe compact de marcheur, le Pokémon a des fourmis dans les jambes. Je décide de prendre un peu d'avance pour jardiner la balise 28 et ne pas imposer d'arrêt à la caravane. Je prend rapidement 40 mètres, le pokémon se tenant à 20 mètres derrière moi en relais "porte voix".

A 200m de la supposée balise, je signale au Pokémon que je descend de la voie pour regarder d'en bas, les autres n'ont qu'à chercher d'en haut. Aux alentours du point kilométrique 88, il n'y rien d'autre que des trace faites par les équipes précédentes. Herbes foulées, branches cassées, mais
pas de balises, alors nous imaginons, rapidement, que le calcul ne tenait pas compte du détour par le goudron et 100m plus loin la balise est là. Je remonte rapidement et nous filons "à grande vitesse" sur le PC9.

Nous sommes accueillis de nouveau par des bénévoles chaleureux qui nous encourage en nous signalant que nous avons meilleure mine que nos prédécesseurs et que nous devrions être capable de les rattraper. Nous imaginons aisément qu'ils disent cela à tout le monde, mais leur force de conviction donne un peu d'allant à une équipe qui pensait avoir déjà rempli son contrat. Pourquoi ?

Parce que notre Pitaine, conscient d'être passé bien près de l'abandon et voulant se rassurer sur les sentiments de ses compagnons, avait déjà tiré un premier bilan positif de notre journée peu après le PC8, nous y reviendrons mais, comme à chaque occasion, lorsque l'on tire un bilan positif, derrière, il existe un laps de temps ou on récupère en contemplant son travail réalisé. Ici ce n'est pas le travail, mais le parcours fait qui satisfait tout le monde et nous met en mode "pépère". Les bénévoles du PC9 auront le mérite de relancer notre machine.

Malheureusement, quelques minutes plus loin, notre Pitaine remets une couche d'auto-satisfaction et nous voilà presque tous à l'arrêt. Allons nous au moins finir ? Le trio Libellule-Tortue-Babar n'arrive plus à relancer et même la marche leur tire des souffrances. L'Pokémon propose que notre trio ne s'arrète plus pour jardiner et trace sur le chemin pendant qu'avec moi, ce dernier "virevolte" pour pointer les 2 balises avant l'arrivée vers Béville.

Le Pitaine acquiesce et défini des points de passages pour, en cas de jardinage trop important, ne pas prendre trop d'avance. On salue tout le monde et on "détale" pour prendre de l'avance.

La 29 ne nous causera pas de souci car elle est carrément sur le chemin. J'y croise l'équipe de Michel Bach (rencontré chaque année au Médoc et à la Champenoise dans des déguisements plus fous les uns des autres, comme le sapin de noël à Issy), vraiment mal en point, qui pique-nique grand sourire, mais petite forme. Je ne l'ai pas revu par après, ont ils fini ? Ceux sont pourtant de vieux habitués du 28 qui avait terminé devant nous en 2001.

Notre trio avance sous le froid qui retombe maintenant, alors nous repartons pour trouver la Balise 30 : "'Bois Payau': sud du fossé dans le plus grand des bois" Nous prenons le Bois Payau par le sud et pas un fossé à l'horizon. Nous avançons avec précaution, pour ne rien louper, mais aucun trou à l'horizon. En fait, nous faisons l'erreur de remonter la suite des bosquets depuis la Fosse Ansou, c'est à dire plus d'1km avant la balise. C'est donc avec retard que nous arrivons enfin au Bois Payau, et toujours pas de fosse à l'horizon. Nous nous séparons avec l'Pokémon, il prend le coté ouest et moi l'est. Je rentre régulièrement dans le bois, mais je n'y vois rien qui ressemble à une fosse. Lorsque soudain, en ressortant, je lève pas assez mon pied gauche et cogne un doigt de pied avec ampoule sur une branche... La douleur est vive, je saute sur un pied (je prend d'ailleurs mon pied !) et m'insulte de tout les noms d'oiseaux qui passent à proximité... Je boite bas, j'ai peur de m'être fracturé ce doigt. Le doute m'envahi, si près du but, si près du graal d'avoir toutes les balises, je vais m'écrouler ?

Je ravale ma salive et tente de marcher plein nord pour trouver ce satané trou qui me cause tant de tourment. Je grogne à chaque pause de pied, mais la douleur, diffuse, s'estompe. Elle reste supportable lorsqu'avec mon Pokémon nous concluons sur notre échec patent à trouver la 30. Nous sommes devant une décheterie qui se trouve dans le bois et, la douleur me permettant enfin de réfléchir, je me dis que le dépot d'ordure rempli un trou et que nous nous situons au nord du trou ? Je file le long de ce dépot en marmonnant une réponse au Pokémon interloqué. Je fais quelques dizaines de mêtre et tombe sur la 30. Super ? Non, car j'ai toujours mal au pied et la balise est dans un trou difficile d'accès pour un raider fatigué !

Je me bagarre avec des branches puis des racines pour ne pas me trouver le nez dans le sable au pied de la balise, je la poinçonne et me rend compte de l'impossibilité de remonter par le même chemin. Je tente plusieurs essais, mais je retombe à chaque fois. J'arrive plus loin, à remonter, mais pour me trouver dans d'inextricable branches montrant que peu de personnes avaient empruntés cette voie là. C'est avec un grand sourire que je retrouve mon Mozart Galopant inquiet de mon silence. C'est là aussi que je me rend compte de la dureté du raid28 car nous croisons plusieurs équipes jardinant joyeusement dont une avec une féminine, pleurant et demandant à son entourage ce qu'elle faisait là. Je n'ai pas su quoi lui répondre jetant un œil désespéré à son compagnon aussi démuni que moi même. Le Pokémon me rappelle que nous avons un trio à rejoindre et nous filons sur le bois suivant ou nos compagnons devaient nous attendre.

Lorsque nous les voyons, ils viennent de s'asseoir et tente de se protéger du froid. Nous les rattrapons et nous avançons vers le PC10. A ce moment là nous allons voir toute la compassion des bénévoles de l'équipe Turoom. Il faut savoir que nos amis avaient pris à l'est du bois des grands Ormes et nous à l'ouest. Au PC10, ceux ci avaient remarqués que le trio n'avançait pas vite puis ils les ont vu s'arrêter. Ils se sont inquiétés, d'autant plus qu'ils nous ont vu arrivés en courant de l'autre coté du bois. Subodorant un souci, voire un accidenté dans l'équipe ils se sont avancés vers nous pour se renseigner. Devant nos mines relativement réjouies suite à l'annonce de nos réussites, ces bénévoles nous contèrent leur inquiétude sur le ton de la rigolade. Merci à elles de s'être inquiétées de notre santé.

Le PC10 est là, mais moi, je dois m'en aller...

 

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