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Le CR du Papy - Page 3

 **La Pénitence**

Je vous ai laissé à la balise 6, après avoir un peu barboté dans les marais de Moulineux. Dans quel état j'erre à ce moment ? Je viens de me réveiller. Je suis enfin prêt à me coltiner le Raid28, et mes coéquipiers ?

L'Pokémonito doit être ralenti à cette heure, il est fringant comme un jeune pisteur sioux et sent les bons coups à jouer. On espère tous que son "Auffargisme" ou son "Abbaye normande" ont été consommés sur les 2 balises de la CO. Depuis, précis comme une pointe d'aiguille, il dirige la manoeuvre lapounesquement, de plus, il est lucide, ce qui est un excellent signe. La Libellule tient son rôle, mais surtout tente d'apprivoiser des éléments qu'il ne connaît pas. Alors il est très attentif et encore en jambe. Babar ne craint pas beaucoup de chose, mais le froid l'importune énormément. Déjà, à l'Angélus, le bar qui nous accueilla avant la course, elle repéra la place à coté du radiateur (pas au fond de la salle avec vous les rigolus... :-] ) pour être envahie de la chaleur bienfaisante. A ce moment là, elle donne des signes d'inquiétude sur sa possibilité de tenir malgré d'épaisses couches de vetements.

Et le Pitaine ?

Plus patatoïdé qu'il ne veut le laisser croire, il n'a pas sa foulée de tortue légère. Mais plutôt celle de l'arrivée du Trail des Caracoles. Je lui en fait discrètement part, et il convient qu'il n'arrive pas à trouver son rythme, mais qu'il espère que cela se décoincera car physiquement il est bien. Je souhaite, à ce moment là, qu'il ne négative pas trop et qu'il ne grossit pas démesurément sa sensation, plusieurs fois exprimée, de différence de rythme avec les autres. En effet, à part le fait que la foulée n'est pas aérienne, c'est plutôt moi qui freine les ardeurs du groupe. Il tente d'oublier cela dans une surveillance accrue du parcours sur la carte 100 000.

La fosse au sorciers, Balise 7, passe comme une lettre à la poste et nous arrivons au premier pointage, à la station de pompage. Un rapide coup d'oeil au "classement" nous indique que nous sommes 26ème avec le dossard 26. Cela ne me chagrine pas car c'est mieux qu'en 2001 ou nous étions 33ème. L'objectif du top dix peut encore être tenu. Surtout que nous continuons à faire nos "tout droit" à petit rythme, tout en ratrappant les équipes qui courent à perdre haleine. Nous arrivons sur la balise 8.

Quand on écrit que les "Amis du Zoo" allaient connaitre leur jour de chance.

Cette balise 8 se trouvait à la jonction des chemins au sud est de Granville. Nous arrivons bien à l'endroit pointé sur la carte, mais de croisée de chemin point. Pour cause de remembrement, on imagine aisément que le terrain n'est plus le même, mais on commence à jardiner grave dans un périmètre incertain. Vu que l'on sera limite, on décide de lever le camp et nous tombons... Sur la balise quelques metres plus loin... De joie nous ferons une petite pause !

Je me rends compte que nos options sont bonnes car régulièrement nous croisons des équipes plus armées physiquement que nous qui commencent à fatiguer de leurs réguliers aller/retour. La balise 9 se passe sans souci, si ce n'est qu'il fallait voir que le bois de Granville n'était pas à Granville !

Nous arrivons à Jodainville, son PC2 et sa spéciale Mémory. 5 balises à se mémoriser en 28", le Pitaine nous distribue les numéros et nous suivons conscencieusement ses ordres. Damobile nous montre la carte et compte les secondes.

Dès la carte refermée, L'Pokémon griffone nos indications à la hate. Une petite pause nous est octroyé pendant que la stratégie jusqu'au PC suivant est établie. PC avec barrière horaire obligatoire, le Pitaine numérote les abattis restant et propose une "tout ou rien"... Arf... C'est à dire que l'équipe prend le chemin le plus court pour rejoindre la balise 10, puis le PC3, tandis que je fais des sauts de puce pour tenter de poinçonner ces balises à mémoire.

Nous arrivons à la M1, le brouillard est très épais, la libellule me tend sa maglite pour éclairer en rase motte et mieux voir. Je fonce jusqu'au bout du chemin, rien... Je me remémore que Damobile avait expliqué que les balises seraient par terre. Un dernier coup de projecteur sur un tronc d'arbre en travers, Bingo ! M1 se trouvait derrière.

Je reviens sur la troupe avant le virage de la M2, je continue ma chevauchée, double les autres concurrents et tombe facilement sur la balise. Je reviens avant M3/M4 sur mes camarades et je souffle un peu. J'insiste, mais le brouillard est vraiment épais et même la corne est assourdis par l'atmosphère ambiante. Alors, cette impression d'être seul au monde à 15 mètres de son équipe est légèrement angoissante. La M3 est trouvée tous ensemble, puis, après échange avec le Pokémon, je file sur la M4. Je remonte dans le bois et arrive dans une clairière. Je tente de me remémorer si une clairière était sur la carte, mais je doute. Je file tout droit, le chemin s'arrête au bout de 100m. J'hésite à avancer, mais mon souvenir était une croisée de chemin dans le bois. J'émet l'hypothèse que la croisée s'est transformée en clairière et revient sur mes pas. Voyant l'heure tourner, je décide de faire un tour complet de cette clairière, puis de prendre la décision de rejoindre tout le monde. J'aperçois bien des ruchers....

<Mode CR OFF>
La neige tombe sur le stade d'Epernay, ma voiture va être engloutie.
C'est beau, mais j'espère que cela ne durera pas trop.
<Mode CR ON>

J'étais donc, presque hagard, dans cette clairière à me poser des questions existentiels et ne trouvant pas de balise. L'équipe continuait d'avancer vers la balise 10 et moi je tergiversais. Allais je le regretter ? Dans un premier temps, non, car sur le retour, la balise apparu, dans un second temps, oui, car mes compagnons étaient loin. 2" de réflexion pour décider si je coupais à travers bois ou si je refaisais le chemin classique. Le brouillard toujours épais me poussa à la solution 1. En ressortant du bois, je pris à droite et accéléra car c'est une ligne droite qui menait jusqu'à la D141. Que nenni...

Au bout d'une centaine de mètre, un virage à droite m'octroya des doutes. Un rapide coup de maglite m'indiqua qu'il n'y avait rien tout droit. Je maudis le remembrement et attaque plein nord. Au bout d'un moment les doutes deviennent trop gros pour que je continue. C'est un sacré remembrement ou alors j'ai mal jugé si le chemin continuait. Demi tour, légère panique, je reviens au virage. Essoufflé, je confirme bien qu'il n'existe plus ce chemin droit que j'ai encore en souvenir dans ma tête. Je repars de nouveau plein nord et espère un chemin vers l'ouest. Mon inquiétude grandit car sous ce brouillard on ne vois pas loin. Au bout d'une éternité, un virage à gauche s'offre à moi, je le prend et relance la machine.

Qu'il est long ce kilomètre fait tout seul. Il me vient à l'esprit, à ce moment là, les posts du Mammouth roooose suite à ses victoires avec Orient'Afond. Il nous expliquait que sitôt passé la ligne d'arrivée, il s'écroulait pour s'endormir tellement il avait couru à perdre haleine. C'est exactement ce que je suis en train de faire. Non pas de m'écrouler pour dormir, mais de courir à perdre haleine. Je corne désespérément, mais aucune réponse ne vient. Je décide de continuer jusqu'à la D141 puis d'aviser sur la marche à suivre. Heureusement, à 50 mètres de la route j'aperçois de faibles halos, je continue de corner et je tombe sur mes amis, bien serein. En effet, ils
m'avaient entendu depuis longtemps et savaient que j'arrivais au triple galop. L'annonce de la M4 poinçonné les fait repartir guilleret. Laissez moi reprendre mon souffle avant d'aller trouver la M5.

Celle ci, sympa, sera quasi sur le chemin, l'Pokémon m'évitant une nouvelle cavalcade. Nous arrivons sur la balise 10 ou plusieurs équipes jardinent joyeusement. Je rend la carte à poinçonner à la Libellule et recherche le point d'eau. En fait, je récupère tranquillement tandis que je vois le Pokémon éclairer des raideurs farfouillant dans un trou sur le chemin du PC3. Je n'ai pas le temps d'analyser que la Libellule me sort de ma torpeur par un tonitruant "Peux tu me rendre le carton à poinçonner ?"
Le carton ? Quel carton ? Celui que je viens de te rendre ?
La Libellule blanchit, se rappelle que je viens de lui rendre le précieux carton et fouille ses poches. Rien ! On ne s'énerve pas, il n'y a que quelques minutes depuis que le carton est passé dans ses mains, on devrait pouvoir refaire le chemin inverse. Quelques longues secondes d'angoisse qui me rappelleront ma perte des descriptifs de balises en 2001 et les 30' de perdue. On entend un cri de soulagement, la Libellule vient de retrouver son carton.

Le Pitaine laissera tomber de soulagement cette phrase terrifiante mais désormais célèbre "Tu as failli te prendre 90kgs de barbaque dans la gueule !" "Shoking", le Pitaine se laisse aller à des extrémités verbales, que la bienséance réprimanderait. De plus, il oublie que 90kgs c'est sac compris aujourd'hui, donc Barbaque + accessoires. J'arrèterais là ma démonstration, sachant qu'il y a une balise 10 à faire.

La Tortue, remise de ses émotions, annoncent qu'il y en a marre de jardiner et lève le camp. C'est en attendant la Libellule que je me rappelle le trou éclairé par le Pokémon. Discrètement, je m'en approche et indique à l'insecte que la balise à poinçonner est là. Nous rattrappons le reste de l'équipe en leur annonçant, à l'approche du PC3, que la 10 était faite.

C'est là que je revois de nouveau l'Amazone. Je suis étonné car physiquement, et nous le verrons, ils sont bien mieux armés que nous pour avancer. Elle a la pêche et m'annonce qu'il y a eu une séparation non désirée et qu'elle attend de ses partenaires autour de la balise 10. La moindre mésentente ou le moindre quiproquo peut avoir de lourdes conséquences au Raid28, ma balade solitaire de tout à l'heure me revient à l'esprit pour l'illustrer.

Le Pitaine Tortue est content, nous avons un maximum de balises, nous avons peu jardiné et même si nous commençons à sentir la fatigue, l'équipe avance correctement pour passer sous la barrière horaire du PC3. Tout à sa joie d'une bonne première partie de Raid28 le Pitaine complimente ses troupes lorsque soudain, un violent tressaillement le prend. Je n'ai pourtant pas eu l'impression que la cheville de la Tortue se soit foulée sur ce goudron sans trou ? Je le vois boitillant s'avançant vers le PC3. Etonnant, je n'avais rien remarqué avant. La foulée pataude du début de course s'était fluidifiée. Est ce que pendant que je pointais les balises M, il s'était produit un accident. Je m'approche et tente de lui soutirer quelques informations, mais le doigt sur la bouche m'intime l'ordre de me taire, alors j'attends...

Le PC3 est là et nous choisissons, bien entendu de continuer sur le long. Le Pitaine sait déjà que nous ne ferons pas toutes les balises, mais il n'en dira rien, espérant qu'il arrivera à tenir la douleur qui le taraude maintenant.

Une pause est demandé par la Tortue pour refaire les accus, en fait, pour tenter de soulager son genou. C'est la première fois que nous marchons réellement longtemps et nous sommes enrhumés par le passage de l'équipe de l'Amazone et du NiKoala. Je demande à la Tortue si cela fait longtemps qu'elle a mal, mais il m'apprend que le tressaillement était le début du souci. En fait, il nous fait une "Toutou au raid 28". Je ne sais si c'est exactement le même souci, mais la Tortue, comme le Toutou, nous fait un souci "Genou-tibia-péroné" où un déplacement fait coincer le ménisque.

Arrivé à Mérouville le Pokémon relance la machine, la Tortue n'y arrive pas. J'imagine, sans peine, la patatoïde du moment de notre carapaçonné. L'impossibilité de relancer implique, pour l'équipe, l'obligation d'abandonner au PC suivant. Et s'il y a une chose dont ne veux pas entendre parler la Tortue, c'est de l'abandon de son équipe par sa faute !

Alors il tente de relancer, clopin clopan, nous rattrapons l'Amazone qui ravitaille en eau chez l'habitante sympa, mais nous perdons Babar et Pokémon parti en éclaireur. Je n'ose corner trop fort de peur de réveiller tout le village. Et c'est avec surprise, alors que la Tortue relance avec des grimaces, que nous voyons nos 2 zouaves arriver par derrière. Cela sera la dernière fois que nous ferons l'erreur de nous séparer sans préparation.

Nous sortons de mérouville et prenons l'option de tracer droit dans le chemin pour arriver sur la balise 11. Nous y arrivons en même temps que 2 camarades de l'Amazone. Ils ont certainement pris l'option route pour ne pas trop fatiguer l'équipe et envoyés les plus frais faire la balise. Nous rentrons, pour notre part, dans une zone de blues. La machine a du mal à repartir, la Tortue est bien inquiète, le Pokémon prend les options les plus fatigante, la Libellule se renferme et Babar grelotte de plus en plus. A ce moment là, j'ai bien cru notre objectif de 10ème place hors de portée,
imaginant mal l'équipe finir.

La balise 12 est faites en compagnie de l'équipe n°3 des moissonneuses batteuses, plus fringante et nous les rejoignons au PC4. J'y note que nous sommes encore dans les 18, comme au PC3, mais que depuis Mérouville L'Nikoala et l'Amazone nous ont pris 10'. Ils devraient rentrer aisément dans les 10 premiers à cette allure là.

Les échanges avec les bénévoles sont de nouveaux très chaleureux. Nous échangeons avec nos amis des Moissoneuses batteuses un excellent chocolat contre un peu de gourdasse bleue du Toutou. Je prend aussi une gorgée de ce liquide qui me ravit. N'aimant plus trop les alcools forts, je suis surpris d'apprécier autant cette gorgée. Tout le monde, bénévoles compris, y ont eu droit. Par contre, je ne sais si notre chaperon en a goûté.

Chaperon ?

Je ne sais pas comment ce bénévole s'appelle, mais c'est lui qui distribua les carte de notre bus puis il répondit aux différentes questions "existencielles" des raiders, toutes équipes confondues, et ensuite, régulièrement, j'ai aperçu son visage, tout le long du parcours. Y a t il des contrôleurs qui suivent plusieurs équipes, ou des groupes d'équipes par horaire ? Je ne crois pas que Papy Turoom dévoile sa stratégie de contrôle, mais ce bénévole fut souvent à la croisée de nos chemins, sourire toujours bienveillant, jusqu'à l'arrivée ou il nous félicita. Je pense que mes camarades savent de qui je veux parler et si Papy Turoom le reconnaît, qu'il le remercie pour nous chaleureusement.

Et là, alors que les moissonneuses batteuses nous quittent dans la bonne humeur et que le Pokémon change ses chaussettes et desserre ses lacets, (et se bat avec ses longues guêtres) il apparaît dans sa voiture. Il s'enquiert de notre moral, de celui des pointeurs puis s'en va discrètement. A t il eu droit à la gourdasse bleue ?

Le Pokémon a enfin fini de se battre avec ses affaires et nous repartons, péniblement. Le jour se lève, mais pas le brouillard. Il fait encore froid. On avance comme des fantômes, l'ambiance est un peu tombé. Je fais remarquer de temps en temps à la Libellule que ses sacs sont desserrés, mais je n'obtient qu'un acquiescement sans réaction physique prouvant la compréhension. Est il déjà à l'ouest ? L'Pokémon, dont l'arrêt a permis de relâcher les lacets, ne sent plus les douleurs et tire la caravane. Babar est encore tranquille gérant toujours le froid, mais la Tortue souffre.

La balise 13 est faite et nous filons sur le PC5.

Nous nous rendons compte que les moissonneuses batteuses nous ont pris 10' et le NiKoala 30' ! La tortue grimace toujours. Elle vient près de moi et m'annonce que l'on décidera au PC6 si on continue ou pas. Il ne veut pas que le moral des troupes soit plus atteint encore par l'annonce de ses souffrances, mais il ne sait pas s'il pourra aller plus loin. Accord est pris pour que la Tortue explique tout cela après le pointage.

Il s'ensuit un moment de recueillement en courant assez important le long de l'ancienne voie de chemin de fer à la recherche de la Vache sous un pont. Personne ne parle, tout le monde est concentré sur sa petite foulée, la boue de la Beauce commençant à faire son effet sur les tendons. Nous cherchons désespéremment un pont sous la voie, mais à perte de vue, il n'y a aucun dénivelé ! Ou est ce pont ?

Durant ces longs moments je questionnerais plusieurs fois la Libellule sur son état. Invariablement j'obtenais un "ca va bien !". Mais lorsque l'insecte marchait à l'arrière, il fallait plusieurs relance avant qu'il n'arrive à remettre la machine en route. Je me suis même limite faché, lorsqu'après un nième rappel comme quoi les sacs étaient desserrés, je l'ai obligé à stopper pour resserrer cela. J'obtins un "On est mieux comme cela !" lorsqu'il reparti... :-)))

Je pus me reconcentrer sur le Pitaine.

Celui ci, un peu en retrait pour ne pas montrer ses soucis, avait, par moment, de légers boitements qui trahissait sa tourmente. On échangea sur la médication à prendre et, en désespoir de cause, j'ai tenté de faire un peu de "mesmérisme".

Je ne sais pas si mes compagnons m'ont vu, mais durant tout le moment ou le Tortue resta derrière avec moi, j'ai tenté de lui enlever le "mal". N'ayant pas de chat à disposition, je rejetais cela dans la nature. Il est clair que je ne maîtrise rien, que mes compétences en la matière sont proche du néant et je ne sais pas si cela a vraiment fait quelque chose à la Tortue. Mais, pour ma part, cela m'a au moins réchauffer ! ;-)))

J'ai eu aussi, à ce moment là, une pensée pour le Loup, qui sort petit à petit de sa tourmente de l'été. Les images de la Champenoise m'ont réconforté et je m'imaginais danser le pied mariton sous la douche avec un Empereur en pleine forme. La promesse de retrouver ce petit monde là au mois de mai, sourire de Fleurdor en prime, m'empécha de voir le "démarrage" de la Tortue, qui repris la tête de notre petit groupe.

Nous approchons de la Vache et quelques mêtres de dénivelée nous laisse espérer un pont. Après une recherche infructueuse, c'est au second pont que la Tortue, de plus en plus vigoureuse, nous trouva la balise 14. Il nous restait plus qu'à aller jusqu'à Ymonville et décider de la suite des
opérations.

Depuis la balise 14, avec le soleil qui fait de légère apparition, l'équipe semble mieux. Les doliprane ont peut être fait effet sur la Tortue, mais surtout le Pokémon a des idées. Il propose de faire quelques zigzags, d'envoyer un "scud trouilloter" le carton pendant que l'équipe avance à bon rythme.

Oui, mais, il faut avoir l'accord des contrôleurs pour faire ce périple.

En arrivant au PC6 nous fondons devant notre charmante contrôleuse préférée, au magnifique yeux bleus. Cela nous remotive, et après une réponse négative sur la possibilité de faire le long parcours, nous précisons nos questions et obtenons le droit d'aller chercher ces balises au sud tout en prenant le raccourci plein Ouest. Papy Turoom présent sur le site, confirmera les dires de ses troupes.

Rasséréné par le fait qu'il devient plausible, sauf genou tortuesque défaillant, de finir cette balade dans les temps, le sourire revient sur les visages. La Tortue dévoile ses tourments, mais j'ai le sentiments que l'équipe ne le croit qu'à moitié vu la démonstration faites en arrivant sur le PC6. La vision d'une boulangerie aiguise les appétits et la désignation du Scud est faites... On tire à la courte paille ? Il n'y a qu'une paille ? Et je suis le seul à tirer ? Grrrrrrrrrrrrrr... Vous me garderez des croissants ? Vous ne mangerez pas tout ? Je regrette de nouveau que le Mogwaï bondissant ne soit pas là car comme il se réveille avec le soleil, il aurait fait un excellent scud !

Je mémorise la carte pour savoir ou est la balise et fixe le r/v pique-nique avec le Pokémon. Je file au moulin Sauton. Celui ci est magnifique et je regrette que mes amis aient préféré "gueuletonner" plutôt que d'admirer ce lieu. J'en profite pour donner un interview aux journalistes, nombreux, qui m'attendaient, arf...

Je repars, alléché par les victuailles qui m'attendaient. J'arrive au point de r/v et ne voit personne, lorsque j'aperçois que mes camarades ont dépassé, le lieu... Arggghhh... Soyons rigoureux ou sinon le Scud risque vite de se retrouver désarmé. Je les rattrape et apprend que la Boulangerie a été dévalisé par des raiders affamés. Zut, on ne fut pas assez rapide ! Néanmoins, la dernière baguette fut arrachée de haute lutte et nous trouvons un coin ou nous installer pour la déguster. Les rondelles de saussisson sont dégainées et nous voilà à profiter de quelques instant de plaisir gustatifs bien mérités.

Je vais d'ailleurs, de ce pas, vous laisser vous aussi, déguster les mets que vous préférez. Point trop n'en faut en lecture, une pause vous est également recommandé. Je vois bien l'Pokémon se démener pour relancer la caravane, mais je m'en vais lui faire signe qu'il se repose pour la suite de l'histoire.

A suivre...

 

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