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Le CR de la Coccinelle

Drôle d’idée qui m’est passée par la tête. Un beau jour, j’ai décidé de participer au Raid 28. J’ai donc intégré l’équipe "3 Raids sinon rien" dirigé par Michel.

Au fil des jours, l’échéance approchant à grands pas, ma boîte e-mail remplie de messages me décrivant la course et ses difficultés, mon inquiétude croissait au fil du temps. Je n’avais jamais voulu mettre les pieds dans un cross, je détestais la gadoue. Mais qu’avais-je donc fait ?

J’ai bien essayé de faire peur aux autres membres de l’équipe : ma lenteur, mon absence d’expérience sur ce type de circuit, en espérant qu’ils renonceraient et chercheraient quelqu’un d’autre mais je n’ai pas réussi à les convaincre. Je n’avais plus qu’à essayer de faire bonne figure, l’équipe comptait sur moi.

Jour J : mon mari m’emmène au RER de Bures, où nons récupérons l’Agneau, l’Ourson et le Raton Laveur. Après avoir fait connaissance, nous nous dirigeons vers le Flunch des Ulis pour manger ce qui m’a permis de faire connaissance avec les autres équipes du zoo : ce fut un moment fort sympathique. Ensuite, départ vers le lieu de départ où nous nous retrouvons dans une salle de plus en plus bondée, tassés comme des sardines, à se préparer, puis à attendre. Le stress va grandissant que j’essaye de ne pas montrer. Je revois des personnes rencontrées sur d’autres courses (Sylvain, Nathalie, le Raton Laveur…), je fais connaissance avec d’autres (Taz, Michel, Cloclo, le Castor Junior…) et j’en aperçois d’autres que je n’ose aborder comme Domi78. C’est la cacophonie totale.

Puis ça y est, il est bientôt 22h. C’est l’heure de quitter le gymnase pour tout le monde sauf les capitaines des équipes qui doivent récupérer les cartes. Nous les attendons dehors avec impatience. Je mets mon forerunner 205 en marche car il doit me servir pour rappeler tous les 20mn à mon équipe qu’il faut boire et accessoirement je me dis que ça me fera un souvenir si j’arrive à avoir tout le parcours.

Départ : ça commence bien : première erreur de trajectoire et nous voilà obligé de descendre une pente abrupte afin de retrouver le bon chemin et le pont sous lequel les orienteurs commencent à localiser les premières balises à chercher sur les cartes. Enfin Michel donne le top départ et c’est le début de la grande aventure. Boue, eau, côtes, descentes, tout y était, de l’eau jusqu’au genou par endroit et de la gadoue en veux-tu en voilà.

Me concentrer, tenir le coup. Au fil des heures, je me rends compte que mes co-équipiers, comme moi, souhaitent ardemment arriver dans les temps, des signes le montrent clairement : l’un s’inquiète quand la recherche d’une balise dure trop longtemps et voudrait qu’on fasse l’impasse sur certaines balises pour être sûr d’être dans les temps, Michel a quand à lui défini un objectif au départ : trouver toutes les balises obligatoires, squizzer toutes les autres et arriver dans les temps. Et moi je me concentre sur mes pieds, tellement ma hantise est de me faire une entorse. Les données fournies par nos appareils divergent du point de vue kilométrique et c’est le mien qui semble le plus correct. Mais au bout d’environ 9h30, le message "piles faibles" s’affichant, je branche mon câble pour le relier à un boitier situé dans mon camel-back et qui est sensé prolonger la durée de fonctionnement de mon appareil. Las, j’ai pris des piles de mauvaise qualité et je n’aurai que les 13 premières heures de course. Dommage.

Tout au long de la course, des équipes nous doublent, certaines régulièrement (chasse aux balises bleues oblige). C’est très sympa de croiser les gens de cette manière. J’ai eu très froid sur la fin de la nuit et l’eau dans mon camel-back est de plus en plus froide. Je suis obligée de la garder un petit moment dans la bouche avant de l’avaler.

Je m’efforce de courir à chaque fois que le terrain le permet mais c’est de plus en plus dur même si la deuxième partie est nettement moins vallonnée que la première. Les points de contrôle avec barrière éliminatoire approchent et Michel voudrait qu’on passe la première suffisamment à l’avance pour ne pas se trouver arrêter à la seconde puis hors délais à l’arrivée.

La pression monte, nous sommes quand même assez juste, il ne faut pas flancher. J’ai de plus en plus de mal à répondre aux paroles d’encouragement de mes co-équipiers. Ils doivent se dire que je ne suis pas très causante. Mais je ne veux pas craquer, je veux tenir le coup ; pour moi, pour l’Ourson qui n’a pas réussi l’année dernière et pour les trois autres dont je vois bien aussi qu’ils voudraient bien finir dans les délais.

Petit à petit, le franchissement des barrières horaires tend à nous rassurer. Nous sommes dans les temps. Je sens bien qu’il suffit que je tienne le coup pour que ce soit réalisable. Les quatre autres ont l’air très à l’aise et me donne l’impression que si j’avais pu aller plus vite ils auraient pu sans problème glaner nombre de balises bleues.

La ligne d’arrivée approche petit à petit. Toutes les balises vertes sont glanées régulièrement par nos pros qui m’émerveillent par leur capacité. De nombreuses équipes nous précèdent, nous suivent ou nous doublent. C’est bon signe et c’est bon pour le moral.

La voilà, c’est merveilleux. Nous nous prenons par la main pour la franchir ensemble : LA LIGNE D’ARRIVEE. Le bonheur, total. Tout s’est bien passé finalement. Je ne me suis pas blessée, un exploit, toute l’équipe est restée solidaire jusqu’au bout et les décisions de Michel que j’ai pu admirer tout au long de la course n’ont jamais été contesté. Notre dossard n° 13 nous a finalement porté chance.

Bilan nutritionnel : j’ai mangé trois pom-potes, les 2/3 d’un sandwich et j’ai bu à peu près 1 litre d’eau sur les 2 que j’avais mis dans mon camel-back. (pas assez selon certains de mes co-équipiers

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