Organisation de ma préparation
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En 2007, j'avais intégré très tôt l'UTMB dans ma préparation. En fait cela avait même commencé des Septembre 2006 après les 100km de Millau puis la saison s'était orientée vers cet unique objectif au travers d'épreuves très typées montagne (Vulcain, TGV, chevreuse…).
En ce qui concerne la distance, c'est quelque chose finalement facile à gérer. Le truc consiste à faire de l'endurance et beaucoup d'endurance... Pour cela c'est un travail de plusieurs mois qui est à prendre en compte, et c'est surtout un volume global qui va être à privilégier plutôt qu'un travail sur une période définie. Par chance, je commence à avoir un petit retour d'expérience qui me permet d'aborder ce point de façon sereine. Pour l'aspect durée, c'est un peu pareil. Rien ne sert de faire des sorties régulières de 20 ou 30 heures... Cela n'aurait d'autre effet que de fatiguer l'organisme. Par contre une ou deux épreuves longues peuvent s'avérer être un plus. L'idéal étant d'intégrer au moins une épreuve avec une nuit complète, car ce point peut s'avérer chez certains difficile à gérer. Là encore j'ai la chance d'avoir déjà fait une épreuve de durée similaire et 3-4 épreuves entre 20 et 30 heures. Donc j'ai dépassé le stade de l'inconnue, et même si ce n'est pas une garantie, c'est vrai que c'est un confort mental appréciable. Là ou on commence à attaquer le spécifique, c'est avec le dénivelé. Pas facile de faire un travail similaire à celui de la course quand on habite en banlieue parisienne. L'UTMB ce sont de longues, voire très longues montées pendant plusieurs kilomètres... Pour gérer cela l'objectif sera des réaliser une sorties spécifiques grâce à : - des séances de 15 à 45 mn non stop de montée/descentes d'escaliers. Là j'ai un terrain de jeu tout prêt à côté de mon boulot…. Montmartre ! - des séances avec des montées sur route, courtes (200-300m) mais raides (autour de 20%) mais faites plusieurs fois d'affilée, ce qui permet de travailler (un peu) sur la durée Pour le dernier point, l'altitude, là je n'ai pas de solution miracle. C'est un travail que je ne vais pas préparer en dehors d'une course en juillet. Le reste sera de la gestion "en live" une fois sur place. Bon j'ai une petite barrière à passer dès que je suis au dessus de 2000m, mais dans l'ensemble, en levant un peu le pied je sais que ça doit passer. Le tout est d'en être informé pour ne pas risquer de se griller. A la différence de l'an dernier, je suis sur une saison de coupure, c'est a dire que depuis août dernier j'ai tourné au ralenti côté compétitions (voir à l'arrêt total pendant presque 2 mois). Une reprise initiée en mars de nouveau stoppée en mai-juin pour cause d'entorse… Si on y ajoute 3 semaines de vacances dans un contexte totalement défavorable à la course de montagne (chaud et plat), vous aurez compris que je suis très très loin de la préparation idéale. C'est donc dégagé de tout objectif que je vais me rendre là bas. |