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Tout d'abord, merci au papy, à bichounette, à l'instit et à la famille Lagache pour leur accueil. Merci aussi aux autres animaux et aux organisateurs de la course pour cet excellent week-end.
Je ne vais pas faire de CR de la journée de samedi car j'aurai beaucoup de difficulté à décrire ce que j'ai mangé et bu. Alors place au CR de la course.
Apres un samedi de jeun, le réveil sonne à 6h30 dimanche matin. Je m'habille et vais manger quelques galettes de l'instit. Rangement des affaires et direction la salle des fêtes d'Epernay. Bonjour au papy pour récupérer le dossard et je me change. Il fait beau mes frais. Un cycliste court, un maillot à manches longues et des gants me permettront de lutter contre le froid. Etirement à l'intérieur en attendant le briefing. Du brouillard est annoncé sur le parcours.
Le peloton se met en route doucement pour aller de l'aire d'arrivée au point de départ. Comme cela va vraiment très doucement et que je sens une petite gêne au genou, je marche un peu. Traversé de la ville déserte à un train de sénateur. Le départ est donné au bord de la Marne. J'étais devant durant le trajet mais je fais une pause pipi et tout le monde me passe. Je retrouve sans difficulté une place dans les premiers à coté des autres animaux. Courte attente et c'est parti.
Les premiers kilomètres sont plats le long de la Marne puis d'un canal.
D'abord du bitume puis un chemin, parfois boueux. Je pars à un rythme correct et je vois le mammouth rose devant moi alors j'accélère pour le rattraper. On discute un peu. Le long du canal, nous voyons les premiers puis nous passons nous aussi de l'autre coté par un pont. Je sens toujours mon genou mais je peux courir normalement. Le brouillard est effectivement présent et nous gâchera la vue sur une bonne partie de la première boucle.
Un virage sur la droite et nous quittons le cours d'eau. Passage au pied des vignes. Il faut faire attention où l'on met les pieds à cause des câbles qui tiennent les vignes et la boue. La première bosse commence dans les vignes sur un chemin parfois en dur. Je commence en courant puis marche le plus vite possible. J'arrive à doubler quelques coureurs. Passage devant le papy puis à travers une abbaye. Je relance tranquillement sur cette portion plate. Du bitume nous ramène à l'entrée du parc de l'abbaye. Un groupe commence à se former.
Une descente dans les vignes puis une succession de montées, descentes, virages, plus ou moins prononcés. Je suis dans les descentes et sur le plat et je reprends quelques mètres dans les montées. Je suis peut-être parti un peu fort pour un trail de 50km mais j'avais envie de tenter le coup.
Nous quittons momentanément les vignes pour un passage sur un étroit sentier en forêt. Pas très à l'aise la sauterelle. Une barrière à franchir, je passe par-dessus, heureusement que je suis grand. Petit coup de moins bien alors je marche dans la montée qui suit. Je ne sens plus de gêne à mon genou, chouette. La suite est principalement en descente où je ne perds pas de terrain. Du plat sur bitume pour atteindre le premier ravitaillement. Pour changer de l'isostar contenu dans mon camel-back, je bois un peu d'eau, mange quelques abricots et un morceau de banane.
Je repars du ravitaillement, regarde le chrono : 1h16 et derrière moi. Il y a pas mal de concurrents dans, à ma grande surprise le mammouth plutôt bleu que rose ce dimanche. Je pensais l'avoir définitivement lâché dans la première bosse mais il est revenu dans la descente.
Nous traversons la Marne pour attaquer une longue ligne droite le long d'une route. Je décide de ralentir légèrement pour me faire rattraper mais l'écart n'a pas changé au passage à niveau. Pas de train alors nous pouvons passer. Sur cette portion, la douleur au genou est réapparue.
Seconde difficulté. J'en profite pour marcher un peu afin de soulager mon genou. Je peux repartir à un bon train mais pour une courte durée. Dès que je retrouve du plat, la douleur m'handicape vraiment. Je décide d'arrêter mais comme je suis au milieu de nulle part, je continue en marchant. Je regarde chaque coureur qui me passe. Enfin, le mammouth me passe. Je lui fais part de ma décision et continue tranquillement. J'essaie par moment de trottiner mais cela ne va pas. Montées, descentes, boue entre les vignes. Je suis dépassé par la première féminine suivie de peu par la seconde.
Je me trompe de chemin à la sortie d'un virage et monte le long de la forêt alors qu'il fallait prendre un chemin entre les vignes. Quatre coureurs se sont aussi trompés mais des spectateurs nous crient de loin que nous nous sommes trompés. Le seul passage insuffisamment indiqué sur cette première partie du parcours. Mon idée est de quitter le parcours et de continuer à descendre pour rejoindre l'arrivée. Je prends le bon chemin qui mène où je veux. Je finis le trajet dans la voiture d'une dame.
Je signale mon abandon et vais me changer.
Muni de mon appareil photo, j'attends l'arrivée du premier. Mon idée était de prendre chaque concurrent mais mes piles en ont voulu autrement alors je n'aurai que les 4 premiers et aucun zanimo.
Conclusion : je dois faire 18 kms en courant normalement et 20/21 en tout. Je pense avoir pris la bonne décision d'arrêter car 30 kilomètres supplémentaires auraient retardé l'amélioration ressentie depuis quelques jours. Mon second abandon dans une course, une nouvelle fois sur un trail.
Avec ma fringale du trail des bauges, cette discipline ne me réussis pas trop.
Je trouve le parcours roulant avec des bosses trop courtes pour pouvoir faire la différence et pas assez de passage où la présence de l'homme n'est pas visible. |