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Sparnatrail 2001 – Le CR du Ouistiti



Appel à Bouffer ZooSorengo (Pierry - Marne, le 3 novembre 2001)

L'papy et bichounette avaient décidé de convier les zanimos de la ménagerie à l'occasion du Sparnatrail, petite course de tafioles d'à peine 50km à travers les vignes toutes plates des alentours d'Epernay. Sachant qu'une telle épreuve requiert quand même un peu d'énergie, chacun se devait de ramener un fromage et une boisson de sa région, le tout devant être dégusté et approuvé par la communauté.

Après une visite des caves de Castellane, histoire de se mettre en bouche, nous nous sommes donc réunis sous une tente aménagée dans le jardin du Papy (sa maison est en ruines, impossible de recevoir à l'intérieur). En guise d'apéritif, on eut droit à une trilogie de blancs de blancs, suivie d'une curiosité locale : un rosé de Champagne au goût....particulier, offert par Philippe Lagache, dont nous reparlerons un peu plus bas. Passage au choses sérieuses, la maman de Philippe nous avait préparé une potée champenoise, avec des morceaux de viande et des légumes aussi goutûs les uns que les autres. Le tout arrosé de Côtes de Champagne rouge.

On en vient donc à l'interminable plateau de fromage, arrosé d'un peu de tout : cidre, bière belge ou bière poussiéreuse du centre du monde, Chignin-Bergeron etc.... L'idée était que chacun essaye d'empoisonner tout à tour ses convives pour mieux les devancer le lendemain sur la course. Puis, pour se changer les idées, Philippe Lagache nous fit les honneurs de sa cave, une sérieuse dégustation à l'appui. Il fut ensuite l'heure de réceptionner les derniers arrivant (les pauvres, que n'ont-ils pas loupé) et de repasser à table car cette dégustation nous avait ouvert l'appétit. On en profita pour déguster le Beaufort de la Tarine, qui s'élancerait le lendemain pour le marathon de New-York, regarder le film de la course de l'an passé, et du raid 28, petite promenade sympathique et hivernale de quelques colistiers en début d'année.

Nous passons brièvement sur la course, qui soulignons le encore une fois ne présente aucun intérêt, pour nous retrouver de nouveau sous la tente. Effectivement, il y avait des restes de la veille, et il était hors de question de repartir de suite. On se fit donc un devoir de déguster du vin jaune, du coteau du Layon encore un peu de bière à la moutarde, et même de l'eau de Thonon. Puis ce fut l'heure des adieux et chacun s'égaya dans la nature.

La course

Allez, je me lance quand même dans un compte rendu du Sparnatrail...

Cela a commencé par une petite mise en jambes dans les rues d'Epernay, un quart d'heure d'échauffement en commun avant de lâcher les fauves. D'entrée, on voit les zanimos aux avant-poste : la sauterelle et Michel sont en première ligne, bientôt rejoints par le lapouneur.

Le départ réel est donné. Je m'élance a fond en queue de peloton, avec l'aveugle et le mogwai, c'est parti pour le footing long. Première difficulté après 5km, je marche, voyant que le mogwai s'apprête a me doubler, je lui intime l'ordre de marcher également. Non mais...

En haut de la cote, Papy est la a nous encourager... Oui, oui, pour ceux qui n'avaient pas suivi, cela veut bien dire que l'papy n'a même pas daigné participer à la course. Je lui confie un t-shirt et mon cuissard long. Le temps que j'enlève mes chaussures, le mogwai en profite lâchement pour passer et prendre ses distances, il le paiera cher..

Après une petite heure et demie a monter et descendre dans les vignes, je n'ai toujours pas réussi a m'échauffer convenablement, un petit tiraillement derrière la cuisse gauche, et une ampoule au pied droit me gênent. J'arrive au ravitaillement de Damery (km15), et tombe sur le Mogwai qui s'enfuit aussitôt, suivi par le Lapouneur et Michel. Je m'arrête quelques minutes pour mettre un pansement.

C'est reparti (15km, 1h33). Apres le passage a niveau on attaque une montée sur route et chemins, je marche vite et double certains concurrents pour le troisième fois de la matinée (c'est ca quand on s'arrête souvent). Je remonte les concurrents les uns après les autres, et finit par arriver sur 2 silhouettes connues, le Lapouneur et Michel, lâchés par le Mogwai au passage a niveau a cause du passage d'un train. On continue a trois pendant quelques kilomètres. Le lapouneur se pose des questions existentielles : est-ce raisonnable de faire les 50km a 3 semaines d'un marathon. Ne vaut il mieux pas couper a mi-course? On aura la réponse très vite: les familles des zanimos nous attendent au passage près de la papy's ruin, l'Toutou est la, il a arrêté. Le lapouneur l'imite.

On repart donc avec Michel, ca nous fait un petit coup au moral. Au km 28, l'papy nous apprend que la sauterelle aussi a abandonné a cause de sa douleur au genou qui s'est réveillé. On aborde un nouvelle difficulté, une grimpée pas très longue mais sèche vers une chapelle, je continue de courir quelques mètres de plus que Michel et aborde cette montée un poil plus vite. Il me dit de filer, je marche a mon pas et voit que l'écart se creuse alors je continue. Je le reverrai peu après, il arrivera au deuxième ravitaillement alors que je le quitte (31km, 3h17)

Il reste 19 kilomètres après le 2eme ravitaillement, a ma grande surprise je me sens encore bien, je continue de doubler des coureurs, qui ont déjà sérieusement ralenti. On traverse des forets bien grasses. Au 38ème kilomètres, une méchante cote, pas très longue mais assez raide. Je la passe bien mais arrivé en haut la relance est plus difficile. Commencent alors les kilomètres les plus durs, même s'il y a une majorité de descente. Pour la première fois depuis bien longtemps, je ne rejoins plus de coureurs, on est 5-6 a alterner marche et course selon les portions. Je profite des moments de marche pour m'alimenter, un peu de sucres rapides notamment.

"Plus que 4 kilomètres", c'est le papy qui est encore la au bord de la route. A ce moment la, le moral revient très fort : je sais que je suis un peu fatigué, mais que je finirai sans problème. Et o miracle, je retrouve un peu de tonus (les sucres rapides ?). D'un seul coup, je repart au galop et sème les collègues de galère qui m'accompagnaient depuis une petite demi-heure. Peu après le vois le mogwai devant moi, je le rejoins alors qu'il arrive au niveau du groupe de supporters de la ménagerie. Il essaie encore de me bloquer en m'assenant des coups de poing, mais je me dégage vite de son emprise et file vers l'arrivée. Curieusement, j'arrive encore a relancer dans les deux derniers kilomètres, sur route et finis a bonne allure sans trop avoir souffert. Temps officiel : 5h15'01''

Moralité : bonne gestion de la course, car absolument aucun objectif au départ. Je suis donc arrivé beaucoup plus vite que je ne suis parti, et ca fait plaisir.

L' après course : les jambes un peu douloureuses mais pas de souci particulier. Aujourd'hui j'ai même pu aller a l'aviron (tranquille quand même), et demain petit footing de récupération.

Prochaine course : le marathon de Florence, toujours sans objectif chrono.

A+

le_ouistiti



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