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Il s'ensuit un quiproquo ou la Tortue ne voulait pas entendre que nous ne ferions que 45kms... En fait, j'annonçais qu'à la sortie de la CO nous prendrions le parcours du 45kms et notre Pitaine comprenait que nous ne ferions que 45kms. Finalement, il accepta, de mauvaise grâce, de ne pas faire le Pont de Brotonne, qui restera pour nous un fantasme... Et nous prenons la direction 45kms pour faire une pause sous le monument Brotonnant.
Etions nous au bout de nos surprise ? La fin était elle aussi roulante que prévue ? Est ce que Pokémonito va nous refaire un Auffargisme ? Ou la Tortue ? Et le Mogwaï ressuscité fait il son hallali ?
En tout cas nous sommes obligés de faire une pause car il nous reste à pointer 4 des 5 dernières balises. Nous nous installons sur le capot des bénévoles qui paraissent légèrement débordés par des équipes arrivant de tous les bords. Le Mogwaï se décharge de son sac et nous sort deux croque-monsieur. Comme nous faisons mine de ne points y goûter, il nous fait les gros yeux et de sa grosse voix nous intime d'avaler quelques morceaux sous peine de caftage à la Mogwayette. Je dois le remercier aujourd'hui car ils étaient excellent, surtout complété du coca à ce moment là qui viendra un peu régler mes soucis d'eau.
Pour l'anecdote, je n'avais plus de quoi m'hydrater depuis 8h30' du matin, et j'avoue avoir eu un peu peur de faire plus de 3 heures comme cela. Le plus comique était que je signalais toujours à mes copains de boire, joignant le geste à la parole pour n'aspirer que de l'air :-(
Heureusement quelques gorgées énergétiques de la Tortue puis le coca du Mogwaï me permettront de tenir. Je penserais, pour la prochaine fois aux attaches bidons pour m'en mettre 2 sur les bretelles de devant.
Il me semble que j'ai entendu le rire du Bourrin alors que l'Pitaine et l'Pokémonito venait de partir (pas sur...) Nous avons un peu échangé avec eux et le Mogwaï, puis requinqué par les croque-monsieur, nous entamons la descente...
La descente ? Pire qu'une piste noire ! Très abrupte, glissante, impossible à s'y exprimer de manière agréable, même pour un Bourrin, sauf à se prendre pour Tarzan, Cheeta ou... L'Chacal ? ;-)))
Nos Zamis "ultrafondus du Zoo" avait plus d'un tour dans leur sac pour se faire remarquer. Cette fois ci ce fut le Chacal désigné volontaire et il nous ne nous a pas fait Tarzan, mais GEORGES de la Jungle...
AaaaAAAAAaaaaAAAAAAaaaAAAAAaaaaAAAAAaaaaaaa.... Baouuuuum !
J'ai entendu le bruit de la chute et vu une masse tomber à 2 mètre au dessus de moi. Ce qui m'a impressionné c'est que la personne en cause s'est retrouvé la tête en bas, arrêté uniquement par des branches. J'ai eu peur car si elle glissait plus, le cou risquait d'être coincé et de faire un "coup du lapin". Je remonte et reconnaît notre Chacal assommé, mais conscient. J'ai quelques secondes d'interrogations, l'Mogwaï remonte, je suis perplexe car je ne vois pas comment bouger le Zanimoss sans risquer de lui déplacer quelque chose. Finalement, avant que l'Mogwaï ou la Langouste ne fasse un diagnostic (Ils ont leur brevet de secouriste) le Chacal arrive à se retourner sans descendre plus bas...
Je ne sais pas comment il a fait pour arriver "tête la première et en bas" dans cet arbre, mais il peut le remercier et brûler un cierge à saint Chacal. Notre Zami a eu un gros coup de chance de s'en être sorti sans, pratiquement, aucun bobo. Artistiquement, ce fut magnifique, émotionnellement, j'ai eu quelques secondes difficiles.
Cela nous rappelle, une fois de plus, que même les meilleurs sont sujet à erreur. Sur une simple seconde d'inattention on peut se faire très très mal. C'est sur ce constat, que nous nous éclipsons, l'mogwaï et moi, laissant le Chacal dans les mains expertes de la Langouste. La suite de la descente nous confirme qu'il nous faut privilégier la prudence à la vitesse car plusieurs fois nous dérapons sans dommage.
Arrivé en bas, nous patientons quelques secondes, puis voyant le Chacal descendant sans trop d'hésitation, nous repartons rejoindre les "têtes chercheuses".
Ils sont ou ? On scrute l'horizon et le Mogwaï m'annonce qu'ils ont tourné au bout... Du bout... Du champ... Qu'ils sont loin !Mais le mogwaï a encore la pêche et le coca qu'il nous a offert m'a fait le plus grand bien. Nous partons au petit trot, rattraper nos éclaireurs... Lorsque nous les rejoignons, nous leur faisons part des petits soucis du chacal puis, dans la discussion, nous suggérons de les attendre pour finir ensemble ?Nous obtiendrons un exemple flagrant de fatigue intellectuelle.;-))
En effet, la première réponse, celle des tripes, fut négative et forte !Cela nous choqua tous les 4... Et nos 2 éclaireurs se regardèrent en faisant un effort intellectuel, arf...Le cheminement de l'idée jusqu'à sa compréhension fut presque visible sur le visage du Pitaine et du Pokémonito. Comme on dit "le temps que la pièce tombe dans le monnayeur", Ils se sont rendu compte que l'on parlait de nos potes. On s'est arrêté et on a regardé derrière si nous pouvions attendre.
Ne voyant rien venir et ayant un doute sur nos capacités à finir toutes les balises avant l'heure finale, nous sommes repartis.
La balise 40 du petit pont fut facile et nous sommes rentré dans une routine propice aux erreurs et aux coup de moins bien car l'intellectuel n'est plus soutenu par la difficulté du terrain. C'est ainsi que la Tortue nous annoncera au sommet d'une bosse, aux alentour de la balise 41, que nous pouvions être satisfait, il ne devrait plus y avoir de montées dorénavant... En pente douce jusqu'à l'arrivée... Du moins il y croyait...
Cela n'a pas du être du plus bel effet sur son moral car la décision de ne pas faire le Pont enleva quasi tout suspens à l'épilogue de la course. Hors blessure physique importante, nous finirions largement dans les temps. En conséquence le moindre surcoût physique demandé alors que nous sommes presque "arrivés", demande un surcroît de motivation...
Moi même, ayant cru notre Pitaine, j'ai râlé en voyant les cotes succéder aux autres cotes... Nous ne prenions presque plus de risques pour tracer droit sur les balises, l'ennui commençait à nous atteindre, la balise 42 était faites, nous arrivons au Trait...
Et la il se passa un épisode qui montra que nous n'étions pas loin de l'état de fatigue "spécial" qui oblige de se surpasser en fin de raid mais que nous ne l'avions que simplement effleuré jusqu'ici.
Les jambes de nos 2 éclaireurs sont lourdes et l'Pokémonito me passe la carte me situant la balise à 50 mètres dans le bosquet... Me rendant compte rapidement que notre expert nous fait un mini auffargisme, je leur demande de bien rester à leur place à nous attendre. Mais la lucidité commence a bien laissé la place à la fatigue.
Effectivement la balise était plus de 300m plus loin. (à vue de nez sur la carte de Michel) La notre Mogwaï nous fait son dernier mini coup de pompe, car la grimpette finale n'est pas de tout repos. Une fois la "Mimi" marquée(Balise 43) sur la feuille de route, on redescend... Je réfléchi en apercevant une ouverture sur une route goudronnée, en contrebas, pour prendre cette voie et rejoindre nos coéquipiers. On se regarde avec l'Mogwaï, il me fait un signe de dénégation, m'indiquant le chemin par lequel nous étions venus. Je ne sais pas si c'est lui ou moi, mais la réflexion fut conclue par une remarque pertinente : " Et s'ils ne nous attendaient pas à l'endroit prévu ? On ne sait jamais..."
Effectivement, la Tortue l'a écris par ailleurs, ne nous voyant pas revenir, perdant patience, ils ont questionné des raideurs puis ont commencé leur propre recherche sans carte. Les coureurs alertés nous ont signalés nos coéquipiers "perdus" que nous avons retrouvé sur le chemin du retour. Cela fut sans "dégâts", heureusement que nous n'avons pas pris le "raccourci" !
Mais cela montre 2 choses...
L'une est que cette partie routinière fut bien usante et nous ne fumes pas loin de devoir commencer à piocher dans nos dernières réserves atteignant le stade ultime de la fatigue. La seconde, et le déroulement de la nuit nous l'a indiqué, nous ne nous connaissions pas assez dans les difficultés pour réagir à l'instinct comme il le faut. Notre marge physique et technique était bien trop importante pour que nous nous fassions éliminé, du coup, notre lucidité, mis en défaut, n'a jamais disparu complètement, ne nous obligeant que rarement à réagir à l'instinct. Je reviendrais dessus...
L'équipe recomposée, nous descendons à "tombeau ouvert" vers l'arrivée au Trait. Je suis satisfait que nous arrivions dans les délais, même si, comme le Pitaine, j'ai un goût d'inachevé. Je sonne le clairon dans la ligne d'arrivée, je sens la satisfaction chez mes coéquipiers, mais pas d'envolée émotionnelle. Dommage que je n'ai pas reconnu nos zamis de l'épique 1 nous interpellant suite à notre tapage diurne. Cela aurait été plus sympa de finir avec eux... J'espère que l'arrivée nous permettra de sortir cette joie de bien finir ?
Pas de chance, c'est une arrivée type SaintéLyon à laquelle nous avons droit... La rentrée dans le gymnase me fait ressentir comme une chape de plomb sur les épaules. Le regard de tous les raideurs attablés est triste, la table de marquage nous fait poireauter de longues minutes, je tente un "hip hip hip hourra" qui retombe complètement à plat. Pourquoi ? J'ai du mal à saisir pourquoi l'ambiance d'arrivée est si triste. Bien sur les premiers sont arrivés depuis longtemps, mais au Raid28 également, les premiers étaient arrivés...
La tension qui existait dans ce gymnase au départ, n'a pas disparu à l'arrivée. Comme si les organisateurs, par ailleurs impeccable sur le parcours, connaissaient des soucis importants. C'est dommage, il y a matière bonifier l'ambiance et à faire que les bénévoles participent au plaisir des coureurs. Il y a eu un "schmilblick" et si l'organisateur lit ces lignes, nous aimerions savoir pourquoi ? Cela sans polémique inutile et sans lui chercher des poux dans la tête. Dans toutes organisations, il y a des plus et des moins. Les coureurs, en général, relèvent les moins et ce n'est pas gratifiant pour l'organisateur. Mais nous aimerions savoir pourquoi ce malaise fut persistant du début à la fin.
Nos Zamis de l'épique 1 sont la aussi et nous nous congratulons. Ils n'ont pas que connu le triple salto du Chacal comme soucis, leurs CRs en témoignent. Il nous reste à prendre nos douches, (Glacées, mais cela devient une habitude en raid) à nous sustenter avec ce qui reste et à plaisanter avec quelques bénévoles presqu'aussi fatigués que nous.
Quelques conclusions ?
Le Raid Normand a les atouts pour devenir une classique (surtout s'il font le saut à l'élastique du pont ;-]) mais, AMHA, il serait intéressant d'allonger le temps imparti pour faire légèrement plus long en diurne.
A part cela je ne sais pas ce qui fait la différence avec le Raid28, mais même hors condition météo facile, je trouve le raid normand plus abordable. Peut être les passages dans l'eau, ou la dureté de la plaine de la Beauce sous le vent ? Il est clair que l'équipe des "Zamis du zoo" a peu souffert. Bien sûr tout le monde a eu des coups de moins bien. L'Mogwaï fut intellectuellement absent en nocturne, L'Pokémon outre ses Auffargisme, que l'on peut mettre aussi sur une envie "paralysante" de trop bien faire, a eu quelques cotes difficiles. La Tortue, par moment, se secoua par des mots bien cru, mais rien de comparable au effort fournis sur le Raid28.
En effet, je n'ai vu à aucun moment de larme, de malaise ou de découragement comme précédemment. Le Pitaine n'a jamais eu besoin de donner de la voix pour réhausser le moral. Timidement je m'y suis risqué 2 ou 3 fois, mais si je m'étais abstenu, cela n'aurait rien changé à la bonne marche de l'équipe.
Il fut peut être heureux pour notre équipe que cela soit "facile", car nous sommes parti avec l'handicap de ne pas nous connaitre. Et ceux qu'a connu l'équipe ZOO 2002 au raid28, (abandon des Blueberry, Michel et Bourrin et hors course de Bibi et Pokémonito) nous l'aurions peut être également connu si la raid faisait 10kms de plus. (CAD si l'arrivée avait été p.e. de l'autre coté du pont sans possibilité de couper) En 2001 je connaissais suffisamment les réactions instinctives de mes coéquipiers et la préparation "commando" par mail des semaines précédentes faisait qu'automatiquement nous réagissions au top en fonction de nos moyens (sauf sur l'éclatant auffargisme, mais, il faut bien une exception pour confirmer la règle) Cette année le Pitaine fut brillant au regard de son inexpérience et nous nous en sommes sorti avec les honneurs avec les handicaps du départ.
Cette équipe peut murir et donner d'excellent résultats maintenant que l'on en connait plus les contours et que la tension du départ sera moins forte. ( Pour l'orientation du Pokémon qui en fut l'exemple le plus flagrant mais aussi pour moi. P.e. ce n'est pas en occultant le fait que j'allais faire un raid que je suis arrivé avec mes qualités en orientation. Lors de la remise des cartes je me suis, au contraire, presque mis hors jeu, me rappelant mes erreurs lors du raid Inkosport tout en oubliant mes réussites lors des différentes CO auxquelles il m'arrive régulièrement de participer.)
Il y a l'idée de faire le doublé l'an prochain... Pourquoi pas ? C'est surtout le Pitaine qui doit envisager sa possibilité d'enchainer les 2 en se préparant en (E) avec de multiples sorties... Pour ma part je suis ( à aujourd'hui ) partant dans les conditions émises par l'Pokémonito, mais avant, nous aurons à définir des stratégies plus claires en cas de coup dur, de perte d'équipier ou d'auffargisme aigüe. Nos erreurs de cette année devront nous servir.
Je remercie encore mes partenaires, tout ne fut pas rose, mais l'objectif donné par le Pitaine en décembre, a été pleinement atteint. L'Pokémonito est un sacré orienteur, dès qu'il arrive à rentrer dans la carte. Le Pitaine le seconde bien, nous sentons son expérience du sport de haut niveau et le compétiteur dans l'âme qu'il est. Il reste à déterminer sa résistance sans les auffargismes avec une moyenne obligatoirement plus élevé. L'Mogwaï a de plus en plus envie de refaire des perfs, et après son introspection il s'est réveillé avec pertinence (encore merci pour le croque) Dans son optique de 15Kms/h sur marathon, il serait intéressant qu'avant la printanière, il fasse le test de 6X1000m en 3'45' avec 1'15" de récup active (en trottinant, départ toutes les 5'). Cela doit se faire dans l'aisance, la courbe des résultats le montrera. On analysera par la suite...
Oui, vraiment... Il serait intéressant de voir cette équipe sous des conditions plus dure... Mais... Oui Mais...
La configuration actuelle du Raid28 permettant de faire une course "facile" style raid Normand ne risque t'elle pas de fausser nos perspectives et nous faire jouer l'arrivée plutôt que l'exploit comme l'obligation nous était faites en 2001 ???
Allooooo Papy Turoom, tu nous en dis quoi de cela ???
ET LE TEST SUR LES FRONTALES ?
Arf... Car sinon, notre sponsor ne saura même pas quoi penser des lampes qu'il nous a gentiment passé.
L'Pokémonito avait opté pour une Favour light 321A-3 à 3 leds. C'est une frontale facilement transformable en lampe de poing, mais aussi, grace à son clip en éclairage de carte. Notre orienteur possédant sa frontale à halogène, il utilisa le clip pour mettre sa lampe sur la bretelle gauche de son sac. Cela lui éclaira en permanence sa carte. Nous avons pensé économiser les piles en éteignant régulièrement. Lorsque l'on apprend que la durée de vie promise constructeur est de 80h, on se dit que c'est dommage d'avoir éteint. J'ai vu cette lampe sur quelques raiders, mais surtout des raideuses qui l'avaient en frontale. Le test fut probant.
La Tortue avait une une Favour light CY-071 a 7 leds. Il fut moins heureux. Malgré la puissance des 7 leds, le poids engendré par les piles sur le devant de la tête parait mal réparti. Elle fut trop rapidement inconfortable pour notre Pitaine qui ne la recommande pas pour de long périple.
Le Mogwaï avait une Septor http://www.lampesdepoche.com/l0071.htm dont le confort la séduit. Il est vrai qu'elle est plébiscitée dans le peloton. Confortable et puissante, avec 7 leds, elle permet de rester 18 heures en position maximum. Son seul défaut, d'après l'Mogwaï, ne pas avoir d'ampoule halogène... Oui, mais ce n'est plus le même prix, ni la même autonomie... 8-)
Pour ma part j'ai eu droit à la Fusion <http://www.lampesdepoche.com/l0026.htm> très performante. il m'a fallu apprendre à m'en servir, mais le temps m'a manqué pour imaginer l'employer au maximum. Je n'en ai pas utilisé toutes les possibilités, notamment lors de perte d'équipier au milieu de la cohue ou l'option SOS aurait été fédératrice. Par contre, l'option "superbrillance" me permettait de voir presque aussi bien qu'avec une halogène, mais avec une consommation accrue. Je n'ai, par contre, pas pu tester l'option lumière rouge car je n'ai pas trouvé d'opportunité. J'ai encore beaucoup à apprendre avec ce petit bijou...
LES COURAGEUX SONT LA ?
Voilà, nous remercions encore le site www.lampedepoche.com dont je vous recommande la visite avant l'achat de toute lampe, surtout que, grace au Zoo, avec le code "LPM" vous obtiendrez 15% de remise sur vos achats. ;-) ^^^ ^^^
Voilà, bien conclu, ce raid normand, qui en appelle d'autre... Allooooooooo les Zamis du Zoo, vous voyez cela comment ???
Maintenant j'ai une Printanière à faire ce samedi 14 Février 2004, chez nos ami de Namur, à Erpent... Et je dois faire <1h06' si je veux conserver mon optimisme actuel ! Arf...
A peluche tout le monde !
L'Papy_nez_pris_mais_vaillant_quand_même...
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