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Le CR de Michel- Page 4

La seconde section de la course et l’arrivée

CP 22 - A la jonction des parcelles 174-175-176

C’est reparti, et pour ne pas perdre les bonnes habitudes, ça repart aussi raide que d’habitude et droit dans la montée. On monte jusqu’en haut, puis on continue un peu pour arriver sur un embranchement de chemins. La carte indique la jonction des parcelles 50m sur la gauche.

On y va et pour la seconde fois on trouve un multitude d’équipes en train de jardiner sagement à la recherche de la nouvelle balise perdue. Une fois encore on passe du temps à la chercher, allant à gauche, à droite, cherchant les plaques délimitant les parcelles, bref, elle doit être là.

Finalement, comme pour la 19 et vu le monde à la recherche de la balise introuvable, on préfère faire l’impasse et repartir vers la 23. On commence à prendre le chemin qui descend vers la 23 quand au bout de 200m on aperçoit un truc orange attaché dans un arbre au bord du chemin… Hé oui, c’est bien la balise 22. Vous me direz ce que vous voulez, mais même avec l’inexactitude qui caractérise les cartes IGN, 200m d’écart, ça fait beaucoup. Personnellement, je penche pour un mauvais emplacement de la balise (soit par l’organisateur, soit par une équipe malveillante !).

CP 23 - Au centre de la clairière dans la parcelle 199

Sur celle là je vais faire un choix d’itinéraire qui ne sera pas le plus optimal. En fait l’idée était d’éviter une montée de front en attaquant la clairière par l’ouest et de lui préférer une attaque par l’Est. Du coup on prend une route forestière puis une seconde qui monte moins fort… Mais voilà, pour rejoindre la balise, nos deux poinçonneurs doivent quand même gravir toute la colline… Et d’autres équipes qui avaient fait le choix direct nous passent sous le nez. Enfin, on l’a quand même attrapé cette balise !

CP 24 - 145° / 1350m

D’après la carte le report de la balise tombe sur un embranchement de chemins. Cette fois encore on fait un léger détours pour éviter de se prendre du dénivelée. On contourne une large dépression par un chemin puis sur la fin on descend droit sur la balise. Bon choix, car l’option de remonter par la route ne nous aurait pas forcément permis de voir la balise tout de suite !

CP 25 - 33° / 1150m sur le petit pont

On identifie un chemin qui va nous ramener vers la balise. En plus celui descend sur un bon moment, alors on en profite pour trottiner, malgré la fatigue qui se fait de plus en plus présente. Arrivé en bas du chemin, on trouve la bonne route à prendre et on se dirige vers le pont. Le chacal toujours en forme et la Langouste que l’arrivée du jour a fait se réveiller partent devant cherche la balise pendant qu’avec le Bourrin on progresse tranquillement.

Lorsque nous arrivons à l’emplacement de la balise, pas de trace du Chacal ni de la Langouste. La balise est dans un virage mais masquée par rapport à notre sens de progression. Pourvu qu’ils ne l’aient pas loupé et qu’ils n’aient pas continué la route tout droit.

Le Bourrin part sur la route voir si il les retrouve pendant que je reste à la balise. Alors que le Bourrin revient bredouille, nos deux équipiers arrivent par derrière. Ils ont poinçonné la balise depuis longtemps sont déjà parti devant en repérage. Ne nous voyant pas arriver, ils sont revenus en arrière. On a bien cru qu’on les avait perdu. Maintenant on reste ensemble…

CP 26 - 18° / 375m

Voilà un poste à poste court.

On traverse le village, on prend un petit bout de route et, comme toujours, on rentre droit dans la montée… La balise est à mi-hauteur.

CP 27 - 111° / 725m cote 53

Le repérage de la balise est simple, et même si deux itinéraires sont possibles, on choisi celui qui nous semble le plus praticable. On contourne donc la colline pour terminer par une petite grimpette juste avant de pointer la balise.

CP 28 - 750m à l’est puis 800m au sud - cote 83

Encore une fois, plusieurs chemins peuvent mener à la balise. Je choisi la solution qui me semble la moins difficile à tenir et surtout offrant le mois de risques d’erreurs. La fatigue aidant, il vaut mieux assurer.

On utilise donc un large chemin, puis des sentiers de plus en plus étroits. La balise est à la côte 83 et visiblement c’est le sommet de la colline. Sur la fin de la montée, je fait part de cette remarque au Bourrin qui me dit

" c’est marrant, mon altimètre indique 120m ! je n’ai pas du le caler au départ "

on arrive en haut et en regardant où doit se trouver la balise, je me rend compte que ce n’est pas une colline mais une dépression. Mon Bourrin, ton altimètre était juste !

Le chacal et la langouste vont pointer, puis nous faisons une pause pour caler la seconde carte de CO par rapport à la carte IGN ! La carte de CO est au 1/10000 (1cm = 100m) il faut donc faire attention car comme nous avons pris l’habitude de la carte IGN, les repères vont passer très vite !

 

La course : La seconde C.O.

Les balises sont déjà tracées sur la carte de CO, et il ne reste que le calage à faire. Facile.

Par contre nous avons une décision à prendre. Il nous reste 3 heures de course, et pas mal de distance pour finir. Si on rentre en direct, ça fait au moins 8 ou 9 km. Donc je propose de reporter les balises restantes et de voir celles que nous pouvons prendre sur un chemin de retour direct. Tant pis pour les autres balises…

Mes équipiers expriment leur accord.

On reporte tout, et on se fixe un itinéraire devant nous permettre de prendre encore 4 ou 5 balises avant de rentrer.

Avec le recul, je me dit que j’ai vraiment manqué de lucidité en choisissant le parcours de retour. Je suis même certain (mais la fatigue ne m’avais pas fait réagir le jour de la course) que nous aurions pu faire toute la CO sans problèmes… et peut être une ou deux sur le retour.

Certes, nous pensions engrangé plusieurs balises supplémentaires, mais deux des points prévus ne seront pas au rendez-vous. L’un d’entre eux n’est pas une balise mais un point de passage, et pour l’autre, la langouste aura juste confondu sa gauche de sa droite. La balise est bien sous le pont de Brotonne, mais de l’autre côté !

Nous décidons donc de prendre 3 des balises de la CO au passage, puis après être passé sous le pont, de rentrer directement.

CP 29 – tracé sur la carte de CO 2

On remonte jusqu’à la lisière du champ, puis on rejoint la route. Au carrefour je vais pour partir à droite et descendre, mais après coup je me ravise. Autant rester en haut. On trouve l’entrée du chemin (en passant à 200m du CP 31 qu’on pouvait prendre facilement Grrrrrr !) puis je trouve le point d’attaque de la balise ; un chemin mais un peu masqué.

Il faut dire que non seulement la carte n’est pas toute jeune (1998), qu’elle date d’avant la tempête de 99, que c’est une carte d’initiation (donc moins fine qu’une carte classique) et que la forêt est en plein débardage, ce qui fait que pour s’y retrouver, Oualloouuuu !

Mes équipiers vont chercher la balise. Elle se trouve pile poil là où je pensais.

CP 30 – tracé sur la carte de CO 2

On suit le même chemin et la balise se trouve dans une dépression à une intersection.

CP 35 – tracé sur la carte de CO 2

On zappe les postes 31, 32, 33 et 34 pour aller directement sur la 35

Je repère les chemins afin d’éviter la trace directe mais qui nous aurait fait passer dans une dépression pour remonter de l’autre côté. On contourne donc la zone puis on retrouve le chemin qui descend vers la balise. Elle est juste au carrefour.

A partir de là le tracé est balisé et en plus il y a deux options.

Soit on garde la trace du 65km, soit on coupe la partie de course de l’autre côté du pont de Brotonne et on se colle sur un morceau du 45km. Comme on est têtu, on décide de couper en suivant le.. 65km. Du coup on se retrouve à devoir traverser la départementale qui monte sur le pont. Heureusement que le traffic est pratiquement inexistant à cette heure là. Mais cela nous vaut quand même une super descente sur les fesses.

Un fois la traversée effectuée, on trouve un point de sécurité où sont nos valeureux amis de l’équipe 2. Petit papotage puis on reprend la route en commençant par une descente dans la boue et les racines. C’est le moment que choisi notre Chacal pour faire sa séance de saut à l’élastique … sans élastique, une jolie gamelle , vol plané qui se termine les jambes en l’air mais avec la tête qui va taper sur un arbre. Il reste KO sur le coup. Moment de panique, tout le monde arrive mais le voilà qui se relève, quoi que, un peu secoué quand même…

Un peu de récupération, puis nous repartons.

On continue la descente, puis tout le monde (pas que notre équipe d’ailleurs) se met à chercher la Grotte indiquée sur le road book. Rien, pas de grotte et surtout pas de balise (normal ils n’avaient jamais dit qu’il y en aurait une.

Ensuite nous devions aller chercher la balise 36 sous le pont, mais pas de chance c’est celle qui est de l’autre côté de la Seine…

On continue, on rentre dans un parc. La langouste et la chacal partent devant voir si ils trouvent la balise, mais ils reviennent bredouille. Dommage car en fait elle était vraiment pas loin. Encore une qu’on rate juste parce que je ne suis plus assez concentré sur mon itinéraire.

A partir de là on va rejoindre le chemin de halage pour rentrer directement au trait. Il y a bien une route plus courte, mais toute droite et sur du bitume, ca ne me dit rien qui vaille. Mais mon choix, sera encore une fois moyen. Plus long, en plein vent (j’y avais pas pensé,) et surtout obligé de rejoindre la route quand même a mi-parcours… Pffffff pas top Michel.

L’arrivée

Sur le dernier tronçon de route, nous allons trottiner tranquille et mes équipiers vont me pousser afin que nous puissions doubler deux équipes encore plus mal que nous.

Nous arrivons dans le centre du Trait, et on tourne à droite pour prendre la route du gymnase. C’est là que d’un coup nous entendons une trompe… PPOOMMMMPPPPPPPPP !

Mais… mais….mais oui ! c’est l’équipe 2. Ils sont 200m devant nous… Ah ben ça alors.

On essaie de les appeler pour terminer ensemble, mais ils ne nous entendent pas (ou ne veulent pas nous entendre ;-).

Du coup nous allons terminer les uns derrière les autres à moins de 2 minutes après 12h44 de course. C’est le nombre de balises engrangées qui fera la différence…

Par contre, l’arrivée sera décevante.

Pas de banderole, pas d’accueil… on se croirait à la Saintélyon !

Pire encore, en arrivant, il faut faire la queue plusieurs minutes (7 ou 8 pour nous)avant de faire enregistrer son arrivée ! ! !

Quelques photos avec les deux équipes, puis nous allons prendre une bonne douche bien méritée.

Là nouvelle déception. Tout petit vestiaire et surtout de l’eau glacée… J’ai pas dit froide… glacée. C’est inacceptable de la part des organisateurs. Autant au raid de Septembre, tout était nickel, autant là la gestion des conditions d’arrivée sont pas top !

L’après-course et le bilan

Un petit nettoyage plus tard, direction le repas d’après course dans le gymnase, et là deux nouvelles déceptions !

Le sois disant repas d’après course se limite à un bol de chocolat, 3 morceaux de pain et une brique de jus d’orange. Rien d’autre ! ! !

Rien de solide. On vient de se taper 13h de raid, il est midi, , et on a le droit juste à du pain ! ! !

En plus aucune boisson n’est prévue, même pas de bouteille d’eau. pas de buvette, rien pour boire alors qu’on était en autosuffisance. Je trouvais inacceptable le coup des douches, mais là c’est de l’inconscience de la part de l’organisateur… Même pas un verre d’eau ! ! !

J’essaie d’en parler avec un bénévole au service, et j’obtient la réponse hallucinante " pour manger ou boire faut aller en ville ou rentrer chez vous ! "

Pour couronner le tout, la salle est presque déserte, les remises de prix ont été faites (alors que nous sommes arrivés dans les temps !) bref on a le droit aux restes…

Dommage… Ce final gâte un peu la fin de ce WE et laisse surtout une sensation désagréable. Alors qu’en fin de compte, le parcours est top. Y’a du travail à faire pour le calage des balises. Un peu de précision ne serait pas un mal, mais dans l’ensemble le tracé était assez agréable.

La logistique et la sécurité sur le parcours étaient tout à fait au niveau également. L’organisateur est présent partout, et en cas de pépins ils sont en mesure d’intervenir rapidement.

Mais voilà, la logistique finale fiches tout par terre…

Vraiment dommage de finir ainsi.

Voilà pour ce WE.

Petit bilan …

Parcours à la fois technique et agréable. Pas de trop longs postes à postes, des terrains exigeants, bref vraiment de quoi s’amuser sans se lasser

L’orientation. Globalement pas très compliquée, mais cela ne m’a pas empêché de multiplier les erreurs. Je crois que c’est la première fois que j’oriente aussi mal ! ! ! j’ai synthétisé en une seule course toutes les boulettes à ne pas commettre ;-))

Par contre monsieur l’organisateur, basez vous sur des éléments tangibles des cartes pour placer vos balises… où alors indiquez clairement votre marge d’erreur !

Mes équipiers… et ceux de l’équipe 2. Encore une fois, les relations zanimalesques ont été a niveau… C’est vraiment toujours un plaisir de partager ces épreuves avec eux…Tous ! encore merci à vous.

La logistique… Vraiment pas à la hauteur ! Peut être est-ce que l’orga tip-top du raid normand de Septembre a fait que je m’attendais à quelque chose du même niveau… En tous cas je m’excuse auprès de mes équipiers de les avoir entraîné là dedans !

Voilou !

Comme d’hab, le CR est presque aussi long que la course, alors si vous avez tenu jusqu’ici, cela veut dire que vous pourrez venir avec nous l’an prochain !

A+

Michel OFF ;-) 

 

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